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Après avoir laisser mûrir plusieurs mois le prochain projet de patine sur CC65500, voici un nouvel essai, sur une CC65524, caisse Jouef, châssis Electrotren. Plusieurs nouvelles techniques vont être testées et en particulier la peinture à l'huile. Plusieurs patines du site "Patine des trains" ainsi que quelques autres trouvées sur le net serviront de base de réflexion, et la photo ci-dessus (source) servira de modèle.
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Comme pour la précédente, tout est démonté, et les vitrages décollés délicatement au cutter. Cela évitera, même avec du liquide de masquage, que quelques zones échappent à la couche de délavé et réapparaissent en ôtant le masquage. Inutile évidemment de retirer la grille, mais il était en projet de la remplacer.
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Enfin, le "24" sur les faces de la machine sont doucement grattés avec un stylo à fibre de verre de 2mm pour simuler l'usure du temps.
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Pour le délavé, changement de méthode. Au lieu d'utiliser la peinture "délavé teintes froides" 8257 de Decapod qui, je trouvais, donner un aspect un peu trop bleu-grisâtre sur la précédente CC65533, j'ai tenté l'utilisation du blanc mat 8200 très dilué pour maîtriser l'application, toujours en peinture à Solvant de chez Decapod. Le voile a été passé de façon homogène dans un premier temps, puis de manière plus aléatoire en insistant sur le bas de la caisse et les montants des cabines. Par dessus, une autre couche de peinture à solvant de chez Decapod, du jaune jonquille 8088 toujours très dilué est passé, d'abord de manière uniforme, puis en insistant un peu plus sur les bas de caisse et sur les montants des cabines. Comme la première couche de blanc donnait un aspect légèrement bleuté, l'objectif de la couche de jaune jonquille était de retrouver un vert éclairci et jauni par le temps.
Après séchage complet, masquage des plaques de feux d'angles en haut des cabines qui ne sont généralement pas rouillées, ainsi que le haut des trompes avec du Maskol, puis de la bande de masquage collée très précisément au ras du toit. Pour le toit, les couleurs utilisées sont Tamiya brun mat XF10 pour le fond, Vallejo Dark rust 70711 pour les teintes foncées et Red leather 70818 pour les éclaicissements. Ensuite, une couche de vernis ultra mat Maxx Matt de Green stuff world est passée sur le toit avant démasquage.
Ce qu'a donné le délavé avec la peinture "délavé teintes froides" 8257 de Decapod (blanc légèrement grisâtre, très dilué) sur l'essai précédent (délavé très appuyé) :
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Ce que donne le délavé avec la combinaison blanc mat à solvant 8200 Decapod suivi du jaune jonquille 8088 Decapod, le tout très dilué.
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A ce stade, deux erreurs commises : pour avoir tenter de récupérer la casse lors du montage prévue de la grille SMD à la place de celle d'origine, pour récupérer la différence de teinte du nouveau toit remplaçant le précédent, il a fallu atteindre la partie inférieure du toit (le dessous visible), obligeant à tenir l'aérographe à l'horizontal, et donc empêchant de faire un dégradé de rouille au bas de toit, comme c'était pourtant prévu. Pour palier à ce souci, il aurait sans doute fallu créer un carton de masquage qui cache 2mm supplémentaires de toit. De cette façon, même avec l'aérographe à l'horizontal, il n'y aurait probablement pas eu la démarcation nette de la rouille au niveau du masquage, mais un très léger dégradé (sur 1mm) comme on peut le voir sur la rouille des modèles réels. Enfin, il a été oublié de masquer les différents logos lors du passage de la couche de jaune. C'est suffisamment léger pour être à peine perceptible... mais c'était parfaitement inutile et évitable.
Ensuite, les détails de la caisse sont peints à la peinture à l'huile, avec de l'orange de cadmium, du rouge oxyde, des terres d'ombre naturelle et brûlée, et du noir d'ivoire. Le tout plus ou moins dilué avec du Oil Expert Enhancing medium mat suivant l'effet recherché, et passé au pinceau fin (2/0 à 4/0) et plat. Le pinceau plat sert principalement à tirer la peinture vers le bas pour simuler les coulures.
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Les différentes grilles sont peintes avec de l'orange de cadmium, rouge oxyde et terres d'ombre naturelle et brûlée, de manière plus ou moins accentuée, avec plus ou moins de couleurs. Comme cette patine servira de test pour ajuster (ou pas) les (éventuelles) prochaines, un côté sera plus accentué que l'autre, avec plus de contraste.
Le rouge oxyde est utilisé pour les différentes coulures de rouille sur les flans de caisse, et notamment sous les grandes grilles.
La terre d'ombre naturelle sert aux coulures de crasse sous les 3 panneaux ouvrants de chaque côté et le devant des cabines. Elle est également appliquée presque à sec, au pinceau plat, le long de la bande jaune inférieure pour casser son aspect immaculé avec de fines traces verticales.
La terre d'ombre brûlée est appliquée sur les feux et en lavis dans les interstices des faces avant pour simuler la rouille. Elle est également appliquée sur les fentes des 3 panneaux ouvrants pour simuler la crasse et les coulures de rouille le long de ces panneaux.
Le noir d'ivoire est appliquée en lavis sur les interstices des différentes grilles pour leur donner du contraste et de la profondeur, mais également sur les rambardes pour les salir.
A ce stade, deux nouvelles erreurs : La peinture à l'huile a été appliquée sans que la caisse ne reçoive une couche préalable de vernis mat de protection. Et en utilisant du white spirit pour artiste, ou un simple coton tige avec du Oil Expert enhancing medium pour faire une retouche, la couche de délavé a été attaquée à ces endroits. C'est fait et ce n'est pas énorme donc on va faire avec, mais c'était tout sauf utile. Sur une couche aussi fine et fragile que le délavé blanc et jaune à solvant Decapod, seul l'Oil Expert au pinceau permet de travailler la peinture à l'huile sans attaquer le délavé. Pourtant, plusieurs tutos sur le net mentionnent l'utilisation de cotons tiges ou de white spirit pour artiste directement sur une couche d'acrylique. Et ce n'est pas non plus la première fois que je lis des tutos qui sous-estiment grandement les effets des divers diluants sur les couches inférieures. Par exemple, avec du diluant pour peinture à solvant Decapod, on attaque le plastique d'un modèle au premier contact. La prochaine fois, non seulement, il ne faudra utiliser qu'un pinceau et du Oil Expert, mais il faudra, en plus, sans doute protéger au préalable le délavé avec une couche de vernis mat.
To be continued...