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Le dépôt idéal de l'Aiguilleur Cheval

Modélisme ferroviaire


Interview de Mike Correa

Publié le 9 Mars 2026, 20:00pm

Catégories : #Patine

Mike Correa est un artiste de la patine mexicain de renom. On peut admirer ses patines sur sa page Facebook, sa page YouTube ou son son Instagram. Il a également participé à une interview sur le podcast Youtube @AroundTheLayout, voir l'interview de Mike Correa ici.

Pour résumer en quelques lignes cette interview, Mike Correa est un ancien grapheur (graffitis) qui s’est mis au modélisme ferroviaire assez récemment (seulement 5 ans au moment de l’interview).


Sa méthode consiste à partir d’une ou plusieurs photos du modèle réel, le prototype, et de s’y tenir le plus possible, en faisant peu de freestyle. Il observe si la peinture est délavée, où se trouvent les différentes traces de rouille, crasses, sable ou terre (dont les couleurs varient suivant les états américains ou mexicains), ou encore d’hydrocarbure.

A partir de là, il applique une première couche sur le matériel roulant, la « dullcoat », une couche de vernis mat sur toute la machine pour casser l’aspect satiné et permettre aux couches suivantes d’accrocher. Ensuite, si besoin, il applique une couche de délavé, à partir de blanc très dilué. Il précise que pour lui, la couleur la plus difficile à délaver est l’orange.

Par dessus, il passe un wash « homemade » à base de peinture à l’huile sur l’ensemble de la machine ou du wagon, dont la couleur varie en fonction la couleur de la crasse du prototype. Wash qui sera ensuite nettoyé, laissant ainsi la crasse dans toutes les gravures et interstices. Ce qui change ici est que le wash est appliqué sur toute la machine plutôt que zone par zone.

Ensuite vient les différentes couches de crasses, d’effets de rouille, de sable, terre, huile ou hydrocarbure. Pour les graffitis, il utilise feutres / stylos, pinceaux ou aérographe, ainsi que du masquage pour les graffitis difficiles.

Il utilise toutes les techniques, principalement l’aérographe (avec une aiguille de 0.2), mais également pinceaux, feutres, acryliques, huiles, terres à décor, masquage, washs et peintures spéciales du commerce ou des mélanges « maison », du chipping medium, de la base matifiante, des panel liners, etc.

En bref, ni sectarisme, ni mystification : tout ce qui marche et avec lequel on est à l’aise. Dans l’ensemble, il précise que chacun doit trouver ses propres techniques et préférences et qu’il n’y a pas vraiment de meilleures façons de faire : il faut se perfectionner, essayer de nouvelles techniques et trouver ce qui marche pour soi.

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